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samedi 16 avril 2016

Roger Corman

Quel point commun entre Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Ron Howard, Joe Dante et Jonathan Demme ?
Alors ...?
Au fond à droite ?
Ok, j'embraille... attention je dévoile :
Ils ont été révélés par le maître de la série B, j'ai nommé Roger Corman.
Alors, oui, je sens que tous les cinéphiles, fan de Truffaut, Fellini, Bergman... Heu ? Pardon ? Ah, je viens de lire que Roger Corman a également diffusé des films prestigieux de ces cinéastes.
Parce que oui, un réalisateur, c'est aussi révéler des hommes d'exception, et voici quelques grands noms et les films révélés par le maître de la série B : 
- Coppola: L'Halluciné (avec Nicholson) et Dementia 13 
- Ron Howard : Lâchez les bolides
- Scorsese : Boxing car Bertha

Mais aussi Joe Dante, Jonathan Demne et bien d'autres... 
Ah ? là, je parle du producteur ? Ok ! Oui, j'affirme que Corman est un excellent réalisateur. De séries B, certes, mais il faut bien expérimenter le genre pour découvrir des chefs-d'œuvre. Jouer les fines bouches, c'est bien, mais avant de devenir un grand peintre, Picasso a dû faire des tonnes de tests et d'expérience. Et surtout, surtout qu'à l'époque le numérique n'existait pas. Pour les effets spéciaux c'était à la débrouille avec peu de moyens humains, financiers et matériel. Alors on peut rire des créatures fabriquées à l'époque, mais elles n'étaient pas là, aurions-nous Alien ? Prédator ? les films de Carpenter ? Je pense que cela aurait été plus difficile.


Mais Corman c'est aussi une œuvre, une vision de la vie sur comment réagirions-nous dans des situations surnaturelles ? Comme dans "la dernière femme sur Terre" où deux hommes et une femme sont les seuls survivants d'un cataclysme et doivent apprendre à vivre ensemble ou encore "la petite boutique des horreurs" où un botaniste doit nourrir une plante carnivore avec du sang humain.
S'essayant à divers genres, c'est surtout le fantastique qui a été (et est toujours) le domaine de prédilection du monsieur. Monsieur qui sait s'entourer de grands acteurs (inconnus à l'époque ou en devenir) : Boris Karloff, Charles Bronson, Jack Nicholson, Patrick McNee, Vincent Price, William Shatner,... 
Et un mec qui nous révèle de grands réalisateurs et nous met en scène de grands acteurs avec si peu de budget (2 à 5 jours de tournages par films environ), j'appelle ça un génie.

Votre Serviteur.

Lorenzo Garnieri



samedi 9 avril 2016

Georges Mélies

Au début, vint la lumière, ou plutôt les Lumières. Mais il manquait quelque chose, un petit détail qui allait donner au cinéma ses lettres de noblesse. Un élément qui fait qu'aujourd'hui on attend le prochain "Star Wars", qu'on a adoré le "Seigneur des anneaux", qu'on flippe devant "Conjuring", un petit détail qui a donné naissance à de grands cinéastes tel que Chaplin, Nolan ou encore Scorsese, Coppola et bien d'autres encore. Ce petit quelque chose qui fait que le cinéma d'aujourd'hui nous passionne, fait débat, crée des enchantements comme des déceptions. Ce petit quelque chose c'est le divertissement.
Et c'est là qu'intervient le père créateur, celui qui est à la base de tout, celui qui nous a offert le rêve sur pellicules, j'ai nommé Georges Mélies.
Plus de 500 films à son actif (on parlerait de 600 même), bien sûr des courts métrages et des moyens métrages, tournés entre 1896 à 1914 dans une thématique : voyage à travers l'impossible.
Mais pour nous faire rêver et inspirer une légion de cinéastes talentueux, Georges Mélies ne s'est pas contenté de nous raconter une histoire, mais de trouver les moyens pour nous la raconter.
Beaucoup de ses films ont été détruits hélas, car la guerre a précipité la faillite de la société de production du Maître, mais aujourd'hui encore nous retrouvons des bobines que l'on croyait perdues à tout jamais.
D'ailleurs, Martin Scorsese lui rend un très bel hommage dans son film "Hugo Cabret" que je vous recommande chaudement. Même si l'histoire est assez romancée, cette ode au cinéma est une initiation au rêve, une invitation au voyage. 
Et si vous avez l'occasion de voir un des films de Mélies, dîtes-vous bien que même si c'est un vieux film c'est grâce à cette oeuvre, à ces oeuvres, qu'existe la magie du cinéma. 

C'était l'histoire d'un homme qui avait un rêve, c'est l'histoire d'un public qui rêve.

Merci Georges Mélies.

Votre Serviteur
Lorenzo Garnieri